Posted by weslind couleur on June - 17 - 2017 0 Comment
Jovenel Moïse au courant

Jovenel Moïse au courant

Le président Jovenel Moïse, parallèlement à la Caravane de changement, se met au courant. Il veut qu’Haïti dispose de 700 mégawatts à la fin de son quinquennat. Avec les IPPS, il évoque des partenariats public-privé d’économie mixte parce que l’Etat n’a pas les moyens de construire des centrales fonctionnant au gaz naturel, plus économique.

D’ici la fin du quinquennat, le président Jovenel Moïse veut qu’Haïti dispose de 700 mégawatts additionnels.  Il l’a dit, il y  a quelques semaines, aux trois fournisseurs privés de courant électrique à l’ED’H, a appris le journal. Le président a proposé à ces opérateurs de voir comment ils pourront fournir 200 mégawatts et 10 mégawatts à partir d’énergie solaire. Il a exprimé un penchant pour le gaz naturel comme combustible pour produire un courant à meilleur prix, a confié des sources concordantes, proches des discussions.

« Le président a voulu discuter avec les opérateurs privés du secteur qui ont déjà consenti d’importants investissements afin de connaître leurs intentions, savoir s’ils sont intéressés à faire les investissements nécessaires à cet effet. Pour cette augmentation de puissance, le chef de l’Etat priorise les énergies renouvelables (solaire, éolienne) et le gaz naturel. Le président Jovenel Moïse est pleinement conscient que l’amélioration de la compétitivité d’Haïti passe par un coût d’électricité plus abordable », a confié une source au Palais national.

Avec des ressources budgétaires aussi limitées, le président n’a d’autre choix que d’encourager des investissements privés. Il est pleinement conscient aussi qu’il faut moderniser l’ED’H, une sorte de veine ouverte qui reçoit 200 millions de subventions publiques chaque année. Dans l’état actuel, sans résoudre les problèmes de pertes techniques et de très faibles recouvrements du courant électrique vendu, c’est certain que le niveau de subvention augmentera, a souligné cette source.

Plus en détail, une autre source au Palais national a révélé que « le président travaille sur le plan du réseau national avec des sous-stations et des circuits de distribution qui interconnecteraient les chefs-lieux des dix départements ». « Parallèlement, a-t-elle poursuivi, on essaie de mobiliser une capacité de production de l’ordre de 700 MW. On veut construire deux grandes centrales thermiques (à base de gaz naturel) pour garantir la puissance de base. Une fois mise en place, on pourra injecter de l’énergie solaire et éolienne qui sont des sources d’énergie intermittentes sans mettre en péril la stabilité du réseau », a indiqué cette source.

« Pour les zones rurales, la stratégie est de mettre en place des microréseaux intelligents exploitant les énergies renouvelables ( microhydro, solaire, éolienne et la biomasse). L’extension des microréseaux en région pourrait dans 10 dix à 15 ans faciliter leur intégration au réseau national. Pour les zones rurales dispersées, on va mettre en place des systèmes solaires individuels car le coût mis en œuvre des microréseaux serait exorbitant en raison de la dispersion des maisons », a indiqué cette source au palais. « Pour faire tout ceci, il faut absolument résoudre le problème des pertes commerciales de l’EDH (52% vol et fraude) », a-t-elle souligné.

« Nous travaillons sur l’évaluation financière des différents cas. Pour la production, on cherche des prix compétitifs de l’ordre 6 – 8 centimes par kWh (coût de production) . Pour la transmission, en moyenne 400 – 500 USD par kilomètre », a indiqué cette source. « On a une stratégie pour la collecte qui consiste à utiliser massivement les compteurs prépayés », a-t-elle  expliqué.

Selon cette source au palais, « on peut réduire le prix du combustible (marche plus stable) – réduction de l’empreinte carbone – les centrales se trouvant proche du littoral peuvent être alimentées via une barge de stockage gazier, donc sans investissement lourd – difficile de détourner le gaz naturel liquéfié ». « On va vers un partenariat public-privé d’économie mixte, donc de recherche de capitaux. Les IPPS pourront s’ils le désirent, participer à l’offre de production. Mais avec des contrats d’achat différents de ceux qu’ils ont maintenant », a expliqué cette source au Palais national.

« Les IPPS se sont rencontrés sur la possibilité de se mettre ensemble », a appris le journal. Pour le moment, tout le monde a compris que « si l’on ne résout pas le problème du réseau et de la facturation », tout ceci est illusoire. D’autant qu’il faut beaucoup d’argent pour réaliser de nouveaux investissements, construire de nouvelles usines ou adapter celles qui opèrent déjà, a indiqué une autre source, contactée par le journal. Pour 200 mégawatts utilisant le gaz naturel comme combustible, il faudrait construire une usine près du port. « On parle d’un investissement de l’ordre de 250 millions de dollars américains. L’Etat n’a pas les moyens de le faire actuellement », a indiqué cette source. « Je pense qu’il y a beaucoup de vœux pieux, car entre vouloir et pouvoir il y a un monde de différence », a analysé cette source contactée par le journal, soulignant que pour le « moment, il n’y a rien de concret en vue ».

« Cela dit, c’est intéressant de réfléchir aux besoins et aux alternatives viables pour combler nos besoins en énergie électrique à un coût abordable. Si l’on avance, il faudra effectuer des appels d’offres internationaux pour que l’exercice soit le plus transparent et le plus bénéfique que possible pour l’Etat haïtien. J’encourage la compétitivité. Bien entendu, à offre égale de deux soumissionnaires, il serait préférable que ce soit une entreprise haïtienne qui remporte le marché », a expliqué une autre source.

Pour les partenaires internationaux d’Haïti comme la BID et la Banque mondiale, la viabilité de tout investissement dans le secteur de l’énergie passe par la résolution du « problème de l’Ed’h », c’est-à-dire pertes techniques, fraudes, faiblesses de la commerciale avec un très faiblement taux de recouvrement pour  le courant vendu. Sinon, c’est le montant de la subvention publique à l’ED’H qui augmentera avec les conséquences que l’on connaît sur le déficit public, a appris le journal.

Selon des informations communiquées au journal par des experts du secteur, Haïti dispose de quelque 344  mégawatts installés. Le pays utilise environ 147 mégawatts. Ce qui est au moins dix fois moins que la République dominicaine qui, à la différence d’Haïti, utilise 65 % de sa capacité installée.

 

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